Corée du Sud : vers moins de charbon et de nucléaire

Le nouveau gouvernement de la Corée du Sud a dévoilé une nouvelle politique énergétique qui s’éloigne du charbon et du nucléaire pour se concentrer sur le gaz naturel et les énergies renouvelables.

La production de gaz devrait être portée d’environ 18 % de la production électrique actuellement à 27 % d’ici 2030, tandis que la part des énergies renouvelables — y compris l’énergie hydroélectrique — passerait de 5 à 20 %.

Parallèlement, la part du charbon devrait diminuer, d’environ 40 % actuellement à 21,8 % et celle du nucléaire de 30 % actuellement à 21,6 %, dans l’hypothèse d’une croissance moyenne de 2,2 % de la consommation d’électricité. Les taxes existantes sur la production au gaz seraient modifiées, alors que des taxes environnementales sur le charbon et le nucléaire pourraient être prélevées pour aider cette transition énergétique.

Certes, la Corée du Sud est déjà le deuxième importateur de GNL (derrière le Japon) avec 43,5 Mt en 2016, mais le pays est aussi le quatrième importateur de charbon dans le monde (derrière la Chine, l’Inde et le Japon) avec 133 Mt importés en 2016.

En cas de mise en œuvre, ce plan modifierait considérablement le secteur. La nouvelle politique aurait un impact majeur sur les producteurs, étant donné que l’importation de GNL en Corée du Sud devrait augmenter de plus de 50 % d’ici 2030, alors que les importations de charbon pourraient atteindre leurs pics dès 2018. Certains experts craignent que l’arrêt de la construction de nouvelles centrales nucléaires et au charbon puisse menacer l’approvisionnement énergétique et augmenter les prix de l’électricité.

En mai 2017, le nouveau président a annoncé que dix centrales électriques au charbon âgées de plus de 30 ans seraient temporairement fermées en juin 2017 pour réduire la pollution atmosphérique. Au cours de sa campagne électorale, il s’est engagé à réviser les plans existants pour la construction de huit réacteurs nucléaires et neuf centrales électriques au charbon.