Résumé de l’article “Climat : la maximisation du profit n’est ni durable ni sûre”

Résumé

Les objectifs du développement durable et l’accord de Paris sur le climat ont défini la cible à atteindre pour un développement prospère. Le défi est de traduire ce but en actions politiques.

Selon une étude publiée dans Nature Communication, l’optimisation du bien-être social macroéconomique sans contrainte, c’est-à-dire la maximisation du profit (la cible à optimiser est la somme des bénéfices futurs actualisés, moins les coûts), peut faire courir un risque au bien-être humain, en particulier s’agissant du climat.
Ce concept fait baisser le coût de la réduction des émissions de dioxyde de carbone, mais il ne suffit pas à éviter les phénomènes de non linéarité, comme les points de basculement ou les ruptures d’éléments critiques du système terrestre, et les incertitudes en tous genres. Il peut en résulter des bouleversements dramatiques de nos moyens d’existence, qui définissent le passage entre un état climatique qu’on qualifie de prospère (celui où nous nous trouvons encore malgré tout) à un état climatique dégradé (par exemple celui qui pourrait résulter d’une hausse de plusieurs mètres du niveau des eaux ou d’une modification fondamentale de la circulation des grands courants océaniques et atmosphériques).

Les chercheurs ont comparé la maximisation du profit à deux autres concepts de gouvernance pour la prise de décisions : le développement durable ou soutenable et une approche plus récente qui consiste à déterminer une zone de fonctionnement sécurisé pour l’humanité, c’est-à-dire qui reste un peu en deçà des risques de basculement ou de rupture.

Pour chaque concept, deux types de politiques sont étudiées. Une politique risquée, dont les actions exercent une forte pression sur un état climatique prospère (par exemple en continuant à laisser augmenter les émissions de dioxyde de carbone) et une politique prudente, dont les actions exercent une faible pression (par exemple en réduisant les émissions), qu’on se trouve dans un état climatique prospère ou dégradé.
Des trois concepts, celui consistant à toujours maximiser le profit présente la plus grande probabilité de conduire à des actions menant à des résultats nuisibles aux personnes et à l’environnement.